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Vienne, 27.11.1999
Pour un commerce mondial
humain Le bureau de l'Union européenne des Travailleurs démocrates - chrétiens (UETDC) a siégé le 27 novembre 1999 à Vienne. L'UETDC est une organisation qui est composée de 25 organisations de travailleurs sociales-chrétiennes de 16 pays européens. Son objectif est de représenter et de défendre les intérêts des travailleurs dans le Parti Populaire Européen (PPE) ainsi qu'à tous les niveaux politiques et syndicaux en Europe. Le bureau a traité différents thèmes: la charte des droits fondamentaux, les problèmes de la protection sociale et surtout les négociations sur la réorganisation du commerce mondial, dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce. La troisième conférence ministérielle à Seattle annonce des nouvelles négociations sur le commerce mondial qui durera trois ans. Ces négociations doivent aboutir à l'encouragement plus fort et à la réglementation nouvelle de l'échange libre du capital, des biens, des services et des personnes. Les négociations doivent fixer des règles de jeu pour parvenir à un commerce international plus intensif ainsi que renforcer le contrôle pour empêcher une concurrence déloyale. Le résultat de ces négociations aura dans le monde entier des énormes conséquences sur l'homme et sur notre société. Pour l'UETDC, Il est important que l'objectif d'un nouvel accord sur le commerce mondial soit ,à part un succès économique mondial, surtout aussi une amélioration de la prospérité de l'être humain dans le monde entier. Pour l' UETDC, il est indispensable que l'être humain soit placé devant le capital; le capital rend service à l'homme et doit être soumis aux règles mondiales. Pour cette raison, il est inacceptable pour nous que seulement les entreprises et quelques individus peuvent profiter du commerce; tous les hommes et les femmes doivent pouvoir profiter du succès économique.
Dans les années quatre-vingt-dix, 80 % du capital mondial était dans les mains de 5% de la population mondiale. Presque 1,4 milliard de personnes vivaient sous le seuil de la pauvreté, souvent dans des conditions inhumaines et sans liberté. Dans le monde entier, ainsi qu'en Europe, le chômage est encore inacceptablement élevé. Ceci témoigne d'une nécessité d'agir rapidement. L'économie libre du marché est inacceptable si elle profite des gens qui travaillent souvent contre leur volonté dans des circonstances insupportables et inhumaines, sans qu'eux-mêmes puissent contribuer à l'amélioration de leur propre situation. Le travail a comme objectif l'accomplissement individuel et la sécurité de l'existence et pas seulement le gain brutal pour quelques individus. L'UETDC exige que le côté social soit intégré dès le début dans les discussions de l'OMC. Cela signifie l'assurance dans les futurs accords commerciaux que tous les services et produits soient fournis dans des conditions raisonnables et humaines. Cela concerne en particulier les droits de l'homme, la sécurité de l'existence, des droits du travail, une protection sociale et la conservation de l'environnement. A côté du respect absolu pour les droits de l'homme, comme le droit à une vie humaine, l'interdiction de la torture, de l'esclavage et de la suppression du droit à une expression d'opinion libre, les conventions de l' OIT sur le travail des enfants, le travail forcé, le droit des travailleurs de s'associer et le droit à être représenté aux négociations collectives doivent en particulier être prises en considération. Des infractions à ces droits doivent être sanctionnées. L' UETDC n'est pas contre la globalisation. Mais dans un échange commercial mondial, on doit assurer qu'aussi et surtout les valeurs humaines doivent être protégées. En même temps, on doit veiller à ce que (exceptés les droits de l'homme qui sont absolus) des clauses environnementales et sociales introduites ne puissent pas être utilisées abusivement par des mesures protectionnistes pour quelques marchés.
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