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Bruxelles,
19.07.1999
PRIORITÉS DE
L'UETDC 1999-2004
L'élection du nouveau Parlement Européen
et la nouvelle Commission Européenne ouvre de nouveaux espoirs
pour l'UETDC.
Dans la perspective de la réalisation
d'un espace social européen, nous entendons continuer à
développer le Modèle Social Européen. En agissant
nous devons tenir compte des valeurs sociales-chrétiennes où
l'homme est au centre. Avec la ratification du Traité d'Amsterdam,
le Parlement, représentation élue des citoyennes et citoyens
d'Europe, voit ses compétences accrues. Avec son chapitre consacré
à l'emploi et l'intégration du Protocole social, le Traité
se voit maintenant assigné l'objectif de réaliser une
Union Sociale. Il importe dès lors de poursuivre sur la voie
que les démocrates chrétiens ont balisée avec succès.
Pour l'UETDC, la sécurité
existentielle, le plein emploi et l'amélioration des conditions
de vie et de travail demeurent les principales missions de l'Union
Européenne et de ses Etats membres. Le renforcement de
la compétitivité doit être lié à
la création d'emplois.
Les directives et lignes directrices
y afférentes doivent être précisées.
Les mesures décidées doivent être concrétisées,
quantifiées, contrôlées et évaluées
La politique économique
et la politique sociale doivent être en équilibre.
Aussi, les lignes directrices économiques et les lignes
directrices pour l'emploi doivent-elles être mieux harmonisées.
L'affectation des moyens budgétaires
doit être efficace. A cette fin, une meilleure collaboration
entre les ministres de l'économie, les ministres des finances
et les ministres des affaires sociales et du travail est nécessaire.
Il y a lieu de renforcer le
financement d'une mise en place de réseaux transeuropéens.
Les partenaires sociaux seront associés aux projets au
plan sectoriel.
Il y a lieu d'analyser les conséquences
des politiques européennes et singulièrement de
la politique commerciale, de la politique économique et
de la politique structurelle, au niveau de l'emploi et les décisions
européennes dans ces domaines devront prendre en compte
ces conséquences.
En ce qui concerne la protection
sociale il y a à la fois lieu d'enraciner juridiquement
les droits de l'homme et de prendre une série de mesures
concrètes.
1 Droits de l'homme : un catalogue de droits de l'homme, singulièrement
de droits sociaux fondamentaux, doit être inséré
dans le Traité instituant l'Union Européenne.
2 Mesures concrètes. Le Modèle Social Européen
implique
que les systèmes de sécurité
sociale soient conçus de manière telle qu'ils garantissent
une protection minimale à toutes les personnes vivant
au sein de l'Union Européenne ;
que les dispositions du Traité
d'Amsterdam, qui permettent de prendre des mesures contre l'exclusion
et la discrimination, soient concrétisées rapidement
et effectivement ;
que les règles concernant
la protection de la sécurité et de la santé
sur le lieu de travail soient évaluées, étendues
et perfectionnées en permanence ;
que les droits d'information,
de consultation et de cogestion des travailleuses et des travailleurs
au niveau des décisions afférentes aux entreprises
soient améliorés. Les droits des travailleurs doivent
être étendus et les devoirs des employeurs renforcés
et assortis des contrôles et sanctions nécessaires
;
que les prescriptions et législations
sociales soient mieux respectées grâce à
une coopération renforcée au niveau du contrôle
et de la surveillance ;
que la décision d'étendre
le principe d'égalité de chances entre les hommes
et les femmes soit concrétisée à tous les
niveaux politiques ;
que la compatibilité
des tâches professionnelles et familiales, rendue plus
difficile par la globalisation et la libéralisation, soit
améliorée par une coopération renforcée
sur le plan européen.
Lors de la prochaine révision
du Traité d'Amsterdam il y a lieu d'arrêter que
les dispositions de la politique sociale doivent être co-décidées
par le Parlement Européen et décidées par
le Conseil à une majorité qualifiée.
La coopération entre employeurs
et travailleurs, le dialogue social, revêt une importance
particulière. Dans les pays membres de l'Union Européenne
la liberté d'association, le droits de cogestion, le droits
de grève, la liberté de négociation salariale
et la protection contre le lock out doivent être garantis.
Les possibilités d'extension du dialogue social européen
doivent être discutées. De toute façon il
y a lieu de renforcer la position des travailleurs au niveau
européen. Il est nécessaire de créer les
conditions structurelles au dialogue social européen afin
de lui donner plus de poids et de le rendre plus efficace. Le
Parlement Européen devra être associé à
la création du cadre nécessaire à cet effet.

L'Union
Européenne des Travailleurs Démocrates-Chrétiens (UETDC) regroupe 23
organisations de travailleurs dans 15 pays d'Europe et est associée
au Partie Populaire Européen (PPE).
Responsable: Luc Delanghe, Président.

UETDC
Union Européenne des Travailleurs
Démocrates - Chrétiens
c/o PPE, Rue du Commerce / Handelsstraat 10
B-1000 Bruxelles
E-mail: UETDC
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