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Bruxelles, 15.03.2005
La directive sur les fusions transfrontalières doit s'orienter au statut de société européenne La directive vise à combler une sérieuse lacune en matière de droit des sociétés en facilitant les fusions transfrontalières de sociétés commerciales. Aujourd'hui, dans l'état actuel du droit communautaire, ces fusions ne sont possibles que lorsque les sociétés qui souhaitent fusionner sont établies dans certains États membres. Dans d'autres, les différences entre les lois nationales applicables à chacune des sociétés qui entendent fusionner sont telles que celles-ci sont dans l'obligation de recourir à des montages juridiques compliqués et coûteux. Ces montages rendent souvent l'opération délicate et ne se déroulent pas toujours avec toute la transparence et la sécurité juridique voulues. Seul le statut de société européenne est de nature à permettre les fusions transfrontalières. La proposition de directive est présentée comme réglant les modalités de la participation des travailleurs dans la société résultant de la fusion transfrontalière, lesquelles ont été à l'origine du blocage rencontré par la proposition initiale de dixième directive concernant le droit des sociétés, publiée en 1984. La principale crainte à propos de la fusion transfrontalière était que ce processus ne soit détourné de son objet par des sociétés d'États membres qui, connaissant la participation des travailleurs, chercheraient à se soustraire à ce régime par le biais de fusions transfrontalières. L'UETDC demande à ce que la directive sur les fusions transfrontalières s'oriente sur les procédures qui garantissent, dans les sociétés anonymes européennes, la protection des droits acquis des travailleurs en matière de participation et de codécision, à savoir les négociations entre le patronat et les travailleurs ainsi que les règles complémentaires en cas d'échec d'un accord. Le régime en question doit traiter de l'information et de la consultation à l'échelle transfrontalière, ainsi que des modalités de participation (lorsque ce mécanisme existe dans les sociétés appelées à fusionner).
Nous devons combattre
cette tendance en faisant tout pour garantir
l'idée du partenariat entre les patrons et les salariés,
comme notamment dans la directive sur les fusions transfrontalières.
L'Union
Européenne des Travailleurs Démocrates-Chrétiens (UETDC) regroupe 23
organisations de travailleurs dans 15 pays d'Europe et est associée
au Partie Populaire Européen (PPE).
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