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Bruxelles, 08.12.2004
La
directive sur les service dans le marché intérieur Quelques critères de contrôle de l'UETDC
D'un autre côté, ces " obstacles " sont souvent mis en place afin de garantir certaines normes standards de sécurité et de qualité. Est-il ainsi notamment garanti
Comment peut-on parvenir à ce que l'élimination des obstacles concernant les prestations de service transfrontalières n'entraîne pas une distorsion de la concurrence, c'est-à-dire que la concurrence des (petites et moyennes) entreprises ne s'effectue pas avec des dépenses et des structures de coût complètement différentes ? Le " principe du pays d'origine ", notamment, est susceptible de constituer un facteur légal favorisant l'implantation des entreprises dans des pays dotés de normes sociales, fiscales et écologiques peu contraignantes ; en fin de compte, cela pourrait porter atteinte à la souveraineté des Etats de l'UE dans le domaine essentiel des normes de sécurité et de la protection des consommateurs.
C'est pourquoi, la directive menace, dans sa forme actuelle, non seulement le principe de subsidiarité, mais également celui de souveraineté. Dans ce contexte, il convient également de remarquer que, dans certains pays de l'UE (comme la Suède par exemple), de nombreuses règles du marché du travail sont déterminées via les négociations des partenaires sociaux. Comment peut-il être garanti que les intervenants étrangers s'intègreront dans cette structure ? La question de la souveraineté et de la subsidiarité vaut notamment dans des domaines sensibles comme celui du marché du travail ou des prestations de santé. Au sein de ces deux domaines, la constitution européenne a imposé à l'UE de fortes limitations à sa compétence d'action et a rappelé la responsabilité des différents Etats membres. C'est pourquoi, une directive sur la concurrence qui dénaturerait indirectement la compétence des Etats membres dans ce domaine serait contraire à la constitution. Au niveau pratique, cela concerne notamment :
On peut ainsi résumer la situation dans les termes généraux suivants : à travers le commerce transfrontalier, la directive sur les prestations de service va finir par influencer considérablement, à moyen terme, les systèmes spéciaux de financement de la protection de la santé dans les différents Etats membres de l'UE. Cette immixtion contredit nettement la répartition des compétences prévues dans les traités et la constitution. En ce qui concerne les " services d'intérêt général " que chaque Etat membre doit définir lui-même, on peut remarquer à titre complémentaire que le principe suivant a vocation à s'appliquer : de tels services doivent pouvoir être accessibles aux citoyennes et aux citoyens, aussi bien en terme de prix qu'en terme de qualité, afin de permettre une vie normale en tant que composante des différentes sociétés. Comment peut-on maintenir cette condition de prix et de qualité dans le cadre d'une concurrence transfrontalière effrénée ?
Le projet dont il est question ici va dans la bonne direction, mais doit être amélioré. Selon l'UETDC, l'amélioration concerne les points suivants : Il convient de garantir
Les
Etats membres de l'UE ne doivent notamment pas perdre de facto leur
souveraineté dans ces domaines sur la base du " principe du pays d'origine
". Au bout du compte, il n'y aura pas d'autres possibilités que d'avoir
recours au " principe du lieu de travail ", là où la protection des
personnes est concernée.
L'Union
Européenne des Travailleurs Démocrates-Chrétiens (UETDC) regroupe 23
organisations de travailleurs dans 15 pays d'Europe et est associée
au Partie Populaire Européen (PPE).
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