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Livre vert "Services d'Intérêt Général" - Website de la Commission Européenne

Bruxelles, 21.10.2003


Les services d'intérêt général - Un concept important pour les hommes et les entreprises

Pour des réglementations-cadre européennes reliant des critères économiques, sociaux et régionaux

Position de base de l'UETDC


L'accès aux " prestations de service d'intérêt général " est indispensable pour les citoyennes et les citoyens, tout comme pour les entreprises.

Le livre vert actuel de la Commission de l'Union européenne définit les exigences selon lesquelles les prestations de service d'intérêt général doivent assurer " que certains services soient mis à la disposition de tous les consommateurs et utilisateurs sur la totalité du territoire d'un Etat membre, indépendamment de leur position géographique, au niveau de qualité spécifié et, compte tenu des circonstances nationales particulières, à un prix abordable ".

Il est reconnu que " certains services d'intérêt général ne sont pas entièrement satisfaits par les marchés seuls (...). C'est pourquoi les autorités publiques ont toujours eu comme responsabilité première de veiller à ce que les besoins de base collectifs et qualitatifs soient satisfaits (...) lorsque les forces du marché ne peuvent y parvenir ".

Les points suivants se laissent déduire de ces deux déclarations :

  • La définition des services d'intérêt général et la manière de les fournir est avant tout une question de subsidiarité dans laquelle le niveau européen est le dernier maillon de la chaîne, sans en être ainsi le plus important. L'UE ne doit pas limiter la capacité d'agir de ses Etats membres.

  • La fourniture de ces services peut certes s'effectuer via le marché et la concurrence. La responsabilité quant à la garantie de cette fourniture repose cependant en dernier lieu dans les mains de l'Etat, considéré comme le gardien du bien-être de la communauté.

  • Troisièmement, il existe également, à côté du prix à payer pour les prestations de service d'intérêt général, d'autres critères de choix : ces critères peuvent être résumés en gros par l'expression "Préservation de la cohésion sociale et régionale" (également complétés dans certains cas par des aspects éthiques).


Il découle de cette base qu'il pourrait être utile au sein d'une Europe sans frontières de créer un cadre dans ce domaine pour les activités des Etats membres. Celui-ci s'occuperait des questions de la garantie et de la qualité des " prestations d'intérêt général ".

Du fait des raisons précédemment citées, un tel cadre ne doit cependant considérer les critères du marché intérieur que comme un élément à côté d'autres. Déjà aujourd'hui, l'exigence de privatisation en tant que principe va justement, dans ce domaine, à l'encontre de l'esprit des traités existants de l'UE ; un fait qui sera renforcé à l'avenir par l'adoption de la Charte des droits fondamentaux (article 36).

Toutes les règles valant pour le marché intérieur, la concurrence et les aides étatiques doivent se subordonner au but visant à garantir la fourniture de ces prestations de service aux populations et à l'économie, à un prix abordable et à un niveau élevé de qualité.

Ce n'est qu'à ce moment que l'objectif que la Convention de l'UE s'est fixé sera atteint : l'Union européenne est une communauté de peuples, un espace dans lequel les hommes vivent tous ensemble. Elle est plus qu'un marché intérieur, elle est une communauté de valeurs. C'est pourquoi, il convient d'applaudir le fait que la Commission de l'UE considère le rôle actif des organisations d'utilité publique, des associations libres et des institutions humanitaires comme un élément important du modèle de société européen.

Dans ce contexte, une grave contradiction se trouve dans le livre vert. Si, d'un côté, l'on souligne l'importance de la garantie de fourniture des prestations, de la modestie des prix, des standards en matière de qualité et de sécurité, des droits des utilisateurs et des consommateurs ainsi que des dispositions à observer en matière d'environnement (tout en constatant que ces domaines sont réglés en principe par les Etats membres), on trouve d'un autre côté le renvoi irrévocable à la priorité des dispositions du traité en matière de concurrence. Et l'on ne parle alors à cet égard que de " liberté de réglementation " des Etats membres, et non plus d'un droit de réglementation général.

C'est pour cette raison que la discussion suscitée maintenant est utile. Elle devrait clarifier les concepts, les exigences et les critères. Et mener à des réglementations-cadre qui vaudront également - dans le domaine des services d'intérêt général - pour le marché commun et le droit de la concurrence et des aides.

Ces réglementations-cadre ne devraient avoir lieu dans le processus de législation qu'après l'adoption définitive de la constitution européenne. Car la constitution doit signer l'abandon définitif d'une Europe purement économique. Et former par là-même la base pour une Union européenne dans laquelle les hommes peuvent vivre et les entreprises produire en toute concurrence.

 

L'Union Européenne des Travailleurs Démocrates-Chrétiens (UETDC) regroupe 23 organisations de travailleurs dans 15 pays d'Europe et est associée au Partie Populaire Européen (PPE).

Responsable: suivant un decision du bureau - Christoph Weisskirchen, Secrétaire Général

 



UETDC
Union Européenne des Travailleurs Démocrates - Chrétiens
c/o PPE, Rue du Commerce / Handelsstraat 10
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E-mail: UETDC

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