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N° 7 Politique
européenne de l'emploi pour l'an 2000 Chers Amis, Si la Commission Européenne
se réjouit des avancées réalisées
au niveau de la lutte contre le chômage, nous ne pouvons
pas oublier pour autant que plus de 16 millions de personnes
en Europe sont toujours sans emploi et par conséquent
privées d'un droit fondamental. Luc
Delanghe Politique européenne de l'emploi pour l'an 2000 La Commission de l'emploi et des Affaires sociales du Parlement Européen se penche actuellement sur le rapport relatif aux lignes directrices pour l'emploi de l'an 2000. Le projet de rapport a été présenté par Winfried Menrad, membre du Parlement Européen et président suppléant de la dite commission. Cet élu du PPE avait déjà rédigé cette année le rapport du Parlement Européen sur le pacte pour l'emploi sur lequel s'était penché le Sommet de Cologne. Mot-clé : politique de l'emploi de l'Union Européenne L'insertion dans le traité d'Amsterdam d'un chapitre sur la politique de l'emploi a réglé la coopération des Etats membres de l'Union Européenne dans le domaine de la politique de l'emploi. Chaque année la Commission présente des lignes directrices pour l'emploi sur lesquelles les Etats membres doivent aligner leurs politiques. Les mesures des Etats membres sont évaluées dans le cadre d'un rapport annuel sur l'emploi. Le cas échéant, la Commission adresse des recommandations à tel ou tel Etat membre. Comme en 1998 et en 1999 les lignes directrices pour l'an 2000 se focalisent sur quatre points : employabilité, esprit d'entreprise, adaptabilité et égalité des chances. La Commission sociale a discuté une première fois des lignes directrices pour l'emploi le 20 septembre 1999. Le directeur général Allan Larsson y représentait la Commission Européenne. Le 26 septembre 1999 il y a eu une consultation de représentants de la commission de l'emploi et de la politique du marché du travail, du Comité économique et social, du Comité des régions, de la commission économique et monétaire et de la commission des droits de la femme et de l'égalité des chances. Dans son rapport Winfried Menrad a mis l'accent sur la concrétisation qualitative des lignes directrices pour l'emploi. Au lieu d 'en augmenter le nombre, - en 1998 il y en avait 18, en 1999 déjà 22 -, on devrait s'appliquer à en promouvoir la réalisation prati que et le contrôle sur base de critères concrets. Ceci est particulièrement nécessaire au niveau de la lutte contre le chômage des jeunes et du chômage de longue durée. Le passage de mesures passives à des mesures actives devrait promouvoir l'entrée sur le marché du travail. Le pourcentage de chômeurs susceptibles de bénéficier d'une formation devrait passer de 20 à minimum 25 pour cent. Le départ flexible à la retraite (le temps partiel) ne saurait être rendu obligatoire que si parallèlement des jeunes accèdent à un emploi. Dans la modernisation des systèmes de formation en apprentissage la coopération des partenaires sociaux est décisive. A côté de la qualification des travailleuses et des travailleurs l'accès au marché des capitaux des entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises, constitue un facteur décisif. La promotion de modèles de participation facultative au capital des entreprises est de nature à améliorer la situation du capital des entreprises. Simultanément, les Etats membres devront être invités à réduire davantage encore leurs frais d'administration et à lutter plus efficacement contre le travail au noir. Par rapport à la réduction de l'impôt sur le travail et les coûts annexes il y a lieu d'examiner d'une manière critique si l'instauration d'une taxe sur l'énergie ou une imposition de l'émission de substances nocives est réellement le moyen le plus approprié de réaliser à terme l'équilibre financier des systèmes d'assurances sociales. Les partenaires sociaux doivent être impliqués davantage dans la coordination de la politique européenne de l'emploi. D'une manière générale Menrad attend de la Commission qu'elle harmonise mieux sa politique économique avec les lignes directrices pour l'emploi. A l'avenir il importera que le Parlement Européen ne vote pas seulement les propositions de lignes directrices pour l'emploi, mais soit associé également à leur contrôle et concrétisation. Ceci s'applique aussi à la mise en oeuvre du pacte européen pour l'emploi. Christoph
Weisskirchen Evaluation Dans ses priorités l'UETDC avait demandé que les lignes directrices pour l'emploi soient davantage préci sées. Nos propositions se retrouvent pour l'essentiel et dans les projets de la Commission pour l'an 2000 et dans le rapport du Parlement. Des progrès sont toutefois encore imaginables en ce qui concerne le délai de concrétisation, la quantification des objectifs et l'évaluation et le contrôle des mesures. Ceci pourra sans doute être réalisé lorsque le Parlement Européen sera davantage impliqué dans le processus d'élaboration des lignes de force en tant que défenseur des citoyens. Dans ce contexte nous devons
nous réjouir de ce que le projet de rapport de la commission
parlementaire de l'emploi préconise une consultation régulière
des partenaires sociaux. Cela devrait permettre de concrétiser
davantage la politique européenne de l'emploi. CW
L'Union
Européenne des Travailleurs Démocrates-Chrétiens (UETDC) regroupe 23
organisations de travailleurs dans 15 pays d'Europe et est associée
au Partie Populaire Européen (PPE).
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