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Résolutions du 8ème congrès de l'UETDC

Bruxelles, Aeropolis, 26.11.2001

 

L'élargissement géographique et le renforcement politique de l'UE

Résolution du 8ème congrès de l'UETDC

26.11.2001

Introduction

Le motif du processus européen d'unification est la préservation de la paix. Cela signifie la paix entre les États mais également au sein de ceux-ci. Une société divisée socialement dans laquelle il existe un fossé infranchissable entre les personnes de différentes classes sociales n'est pas une société pacifique. C'est pourquoi nous nous réclamons du principe de l'égalité des chances: pour des personnes de pays différents, de genres différents, de religions différentes ou de représentations différentes du monde, d'âges différents ou de tendances sexuelles différentes, pour des personnes avec ou sans handicape. C'est pourquoi nous voulons également associer la croissance économique avec le progrès social. Les multiples chances offertes par la mondialisation ne peuvent conduire au bien-être de tous que si la solidarité entre les peuples est renforcée, l'environnement protégé et les conditions de vie des personnes assurées. Dans ce contexte, la dignité de l'homme se trouve au centre.

Chaque personne est unique et apporte une contribution unique et irremplaçable à la coexistence. Chaque vie a droit au respect fondamental. Chacun a le droit de développer ses dons et capacités personnels. Dans ce sens, une activité professionnelle est plus qu'une façon d'obtenir un salaire et d'assurer un niveau de vie: le travail donne la possibilité de s'exprimer et de rentrer en contact avec d'autres.

De là, on peut, à raison, espérer de chacun qu'il mette en œuvre ses capacités et ses dons. Il existe le droit au temps libre et à la détente, mais pas à la paresse.

Dans le modèle de la société européenne, les deux façons de considérer le "travail" se concrétisent par un lien de tension entre performance et solidarité.

La société peut prétendre à la performance, chacun peut, quand il ne peut plus s'aider lui-même, prétendre à la solidarité. Dans une cohabitation de personnes, la compréhension l'un pour l'autre est le lien qui permet de maintenir les sociétés. Les personnes ne vivent pas sur des îlots isolés les uns des autres. Nous nous développons tout d'abord en étant en contact avec les autres, par un travail en commun, une pensée commune et un sens commun. Nous devons apprendre à vivre les uns avec les autres et non pas les uns contre les autres.

L'intégration européenne a fait des progrès tant sur le plan économique que sur le plan social. L'Union européenne fait partie des régions les plus prospères du monde. Les libertés transfrontalières offrent de multiples chances.

Mais, les chances comprennent également des risques. Ici, le plus grand risque est d'aligner le processus d'unification européenne sur une position unique qui serait celle de l'argent et du succès économique. La poursuite d'un développement stable nous oblige à nous demander quelles sont les valeurs qui sont solidaires à nos sociétés.

Cela inclut notamment des efforts renforcés pour une cohésion sociale. Une politique dirigée vers un développement durable est nécessaire. Une qualité de vie signifie également une sécurité sociale, une consultation et une coresponsabilité, une sécurité et une protection sanitaire sur le lieux de travail, des offres sur la formation continue. Une coopération transfrontalière est donc nécessaire et celle-ci ne doit pas s'arrêter aux frontières de l'Europe.

La solidarité est particulièrement sollicitée au regard du processus de transformation économique et de la construction de systèmes stables de protection sociale dans les pays désirant intégrer l'Union Européenne.

L'UETDC est d'avis que la poursuite du développement pacifique et l'élargissement de l'Union européenne ne peuvent être assurés que si le développement en tant qu'Union s'effectue sur des valeurs communes. L'Union Européenne est un espace de coexistence pacifique des personnes et pas seulement un espace économique. L'entente au sein de l'Union Européenne doit être organisée et non pas administrée.

Évaluation

Dans ce contexte

  • l'UETDC considère l'élargissement de l'Union européenne comme le principal défis à venir afin d'assurer une protection durable de la paix, une stabilité et une solidarité ainsi qu'une liberté et un État de droit en Europe,
  • elle constate que les candidats à l'adhésion attendent beaucoup d'une adhésion à l'UE bien que des informations sur les avantages et les inconvénients d'une adhésion à l'UE manquent en grande partie,
  • elle constate que, dans les pays actuellement membres de l'UE, la question sur l'élargissement ne joue pas, avec regret, un rôle décisif et le danger d'avoir des préjugés et des peurs non justifiées grandit,
  • elle constate que les raisons matérielles ne doivent pas être des critères seules à l'élargissement de l'UE,
  • elle tient pour insuffisant les efforts faits jusqu'ici par l'actuelle UE, mais également par l'économie et les syndicats.

Lors des missions européennes les plus importantes - la lutte contre le chômage, l'amélioration de la concurrence, la stabilité à long terme des systèmes de sécurité sociales financés de façon solidaire (eu égard aux retraites, à la santé, au chômage), la lutte contre l'exclusion et la discrimination, la préparation de la communauté à l'élargissement, aucun progrès suffisant n'a été fait.

Une politique transparente et efficace doit permettre de rallier les citoyens critiques qui prennent au sérieux les institutions européennes, à l'idée européenne.

Revendications

Nous, les travailleurs démocrates chrétiens, sommes en faveur d'une politique qui associe la liberté, la solidarité et la subsidiarité. Concrètement : la protection des droits de l'homme, la démocratie, l'économie sociale de marché. C'est pourquoi, les revendications suivantes sont demandées en vue de l'élargissement, car cela aura des conséquences importantes sur tous les citoyens et particulièrement sur l'emploi et sur les travailleurs.

Afin d'éviter des tensions menaçantes dans une Europe plus grande et d'assurer une paix sociale, l'UETDC revendique :

  • le renforcement d'une politique de marché afin qu'on utilise son côté productif et non qu'on le laisse s'enfoncer dans une concurrence acharnée de chacun pour soi, cela signifie une politique qui reconnaît que la croissance économique et la stabilité sociale forment les deux côtés de la médaille (dans ce contexte, l'UETDC renvoie aux normes de l'ILO).
  • le soutien d'initiatives et d'associations libres, sans but lucratif qui servent les hommes et la cohabitation, et la stimulation de contacts transfrontaliers de ces organisations spécialement vers les pays qui sont officiellement candidats à l'adhésion à l'UE.
  • la création de toutes les conditions préalables afin d'éliminer les risques d'un dumping social qui porterait le même préjudice tant aux travailleurs qu'aux entreprises (et plus particulièrement aux petites et moyennes entreprises) ; les standards minimums communs - qui sont plus que des références minimales - sont à définir non seulement au niveau des conditions de travail mais également dans les différents domaines de la législation du travail et du droit social ainsi que dans la protection contre les licenciements abusifs et l'intégration de personnes handicapées sur le marché du travail.
  • un renforcement du dialogue social et des partenaires sociaux qui sont indépendants des gouvernements, et particulièrement dans les pays qui sont officiellement candidats à l'adhésion à l'UE. Particulièrement dans ces États, l'UETDC revendique plus de moyens et de possibilités pour la mise en œuvre du dialogue social, également pour les États candidats. Les moyens financiers doivent aller directement aux partenaires sociaux (et non par l'intermédiaire des gouvernements des Etats membres).
  • la poursuite du moyen de participation des travailleurs dans l'entreprise, car seul les travailleurs informés et consultés garantissent une forte motivation et une forte productivité. Dans ce contexte, l'UETDC accueille les progrès acquis à travers la directive sur le comité d'entreprise européen ainsi qu'eu égard à la participation des travailleurs dans les sociétés anonymes européennes. L'UETDC attend de ce fait que la directive générale prévue institutionnalisant de part l'Europe des standards minimums sur la participation des travailleurs sera adoptée pendant la présidence belge du conseil. Dans ce contexte et particulièrement pendant les négociations d'adhésion, on doit faire attention à ce que les pays voulant intégrer l'Union européenne s'acquittent des règlements européens existant sur la participation des travailleurs. Ici, il faut avoir recours à une période transitoire de courte durée.
  • l'application des résolutions de l'Union européenne concernant la lutte contre la pauvreté et la garantie de la responsabilité des États afin de satisfaire aux besoins existentielles de tous les habitants pour les protéger des risques de la pauvreté.
  • les efforts renforcés de la remise de la dette des Etats les plus pauvres de ce monde laquelle n'a été que insuffisamment atteinte en 2000.
  • l'assurance de la confiance dans les systèmes de sécurité sociale qui doivent garantir une sécurité existentielle pour tous les citoyens y ayant droit et qui permet de mener une vie digne, les systèmes complémentaires par exemple dans la prévoyance retraite ou les assurances maladie peuvent assurer un rôle complémentaire (des règlements adéquates doivent être convenus ensemble au niveau européen).
  • la mise en place par la Commission européenne d'une analyse a travers laquelle le financement des systèmes de sécurité sociale peut être garanti par des recettes supplémentaires.
  • une coordination renforcée de la politique fiscale dans l'UE afin d'éviter des plausibles conséquences nuisibles sur l'emploi, la sécurité sociale et la liberté de circulation.
  • compte tenu du financement de leurs devoirs sociaux à travers l'Europe et compte tenu des pays en voie de développement, l'examen des possibilités et des conséquences de l'imposition des gains spéculatifs ainsi que des fortunes.
  • La garantie de fournir à toutes les personnes et entreprises les biens et services d'intérêt général et élémentaire en considérant les critères sociaux et éthiques ainsi que la subsidiarité régionale; dans ce contexte, l'UETDC se félicite des exigences politiques d'après une directive générale adéquate, mais tient pour indispensable la révision adaptée de l'article 16 du traité de l'UE.
  • avec une meilleure harmonisation entre les autorités existantes compétentes en matière de cartel, la création d'une politique antitrust de part le monde avec des autorités compétentes en matière de cartel pouvant opérées dans le monde entier.
  • la poursuite du processus d'élargissement, qui - à côté des critères sociaux venant d'être cités et sous la condition du respect des critères de Copenhague - s'oriente vers les possibilités des candidats à l'adhésion et respecte leurs particularités nationales, régionales et culturelles.
  • le renforcement des possibilités de formation ainsi que l'apprentissage tout au long de la vie, et particulièrement en communiquant les valeurs des démocraties ouvertes et sociales.

Une assemblée pour l'élaboration d'un nouveau traité de l'UE

L'UETDC doute que les modalités actuelles des conférences gouvernementales puissent créer l'Europe comme nous le voulons. Un dialogue plus vaste est ici nécessaire qui ne montre pas l'Europe seulement comme une union économique mais également comme une union comprenant des nations, des régions et des groupements diverses. En regardant la cohésion interne de notre société, les organisations présentes dans le milieu social intermédiaire mais également les communautés religieuses jouent un rôle important. Le conseil qui, l'année dernière, élabora les droits fondamentaux de l'Union montra de façon impressionnante comment on peut associer la légitimité, la prévenance à l'égard des citoyens et la capacité de négociation. C'est le chemin sur lequel le nouveau traité de l'UE doit être conclu. C'est pourquoi l'assemblée devrait être composé, dans les mêmes proportions que celle des droits fondamentaux, de parlementaires européens et nationaux, de représentants des gouvernements membres et de représentants de la Commission européenne. Pour assurer le succès de cette assemblée, un dialogue plus étroit avec le public et plus particulièrement avec les partenaires sociaux est incontournable.

Dans ce processus de discussion, l'UETDC introduit la nécessité d'étendre le processus de décision majoritaire au Conseil à tous les domaines devant être réglementées au niveau européen. Le Parlement européen doit être intégré au processus de codécision avec les mêmes droits que le Conseil dans la législation. Les domaines qui furent dispensés jusqu'à maintenant de l'application de la politique sociale européenne doivent à l'avenir devenir des thèmes européens. Dans le traité européen, la charte des droits fondamentaux a force obligatoire.

Les devoirs, compétences et responsabilités des institutions européennes doivent être formulés de telle façon qu'ils soient compréhensibles aux citoyens et puissent être vérifiés par ceux-ci.


 

La politique du travail

Motion de l'Unio de Treballadors Democratacristians de Catalunya

"Vivre et travailler dans la société électronique"

Résolution du 8ème congrès de l'UETDC

26.11.2001

 

Analyse

  • On constate une plus faible participation ouvrière de la population active d'environ 10 points entre l'Union Européenne et les États-Unis.
  • Ce taux plus faible de la population ouvrière active en Europe suppose une création de richesse productive moins forte qui affecte tous les milieux socio-économiques européens
  • La participation et l'intégration de la femme dans le marché du travail est également plus faible quantitativement en Europe qu'aux États-Unis
  • Parallèlement à ce qui a été dit, on constate une utilisation plus faible de contrats plus flexibles qui permettraient une plus grande intégration de groupes actuellement discriminés sur le marché du travail.
  • Ce segment de la population ayant des difficultés d'insertion dans le monde du travail comme les étudiants, les femmes ayant une famille à charge, les invalides et les chômeurs de plus de 40 ans, pourrait avoir plus de possibilités d'être actif sur le marché du travail par le développement de contrats comme ceux à temps partiel ou la promotion du télétravail.
  • On constate que, avant d'avoir la nécessité de créer de nouveaux postes de travail dans les nouvelles technologies, on court le danger de laisser ces nouvelles formes de contrats sans législation, d'aggraver la marginalisation et par ailleurs de priver un grand nombre de travailleurs des bienfaits de l'état de providence.
  • On constate que l'adaptation progressive et croissante des collectifs et plus spécialement des travailleurs aux nouvelles technologies et nouvelles formes de travail plus flexibles: tele-travailleurs qui combinent leurs ordinateurs à leur téléphones mobiles de la nouvelle génération.
  • On constate l'incorporation possible des travailleurs au régime de bénévolat.
  • On constate la création de nouvelles structures associatives qui surgissent avec l'application des nouvelles technologies.

Conclusions

  • La commission européenne se fixe comme objectif, dans les cinq ans à venir, d'augmenter le taux de la population active de 62% à 67%.
  • De même, on considèrera, pour la même période, une augmentation de la participation des femmes sur le marché du travail de 50% actuellement à 57%.
  • Un autre objectif est de maintenir jusqu'en 2010 un taux de population active de 50% chez les travailleurs de 55 à 64 ans.
  • C'est pourquoi il est nécessaire de favoriser les contrats à temps partiel et autres contrats qui pourraient être générés par l'application des nouvelles technologies et qui pourrait supposer une augmentation du taux de la population active dans la communauté européenne.

Dans ce contexte, l'UETDC constate:

Ces nouveaux contrats dans lesquelles se trouvent ceux dérivés du télétravail, nécessitent une législation qui comprendra les droits suivants:

  • participation volontaire des travailleurs à ce type de contrat,
  • adaptation des statuts de travail respectifs en tenant compte des droits et obligations,
  • égalité des traitements socio-juridiques entre les contrats traditionnelles et ces nouveaux contrats,
  • information adéquate autant pour le nouveau travailleur que pour les experts du système d'assurance sociale.
  • concrétisation sur l'apport, la propriété et le maintien des outils de travail,
  • formation spécifique et continue des travailleurs,
  • santé et sécurité,
  • respecter le temps de travail légal,
  • compatibilité du travail et de la vie de famille
  • égalité des opportunités entre les sexes

On s'approche de changements dans la méthodologie et la contribution économique passant lentement d'une valeur horaire ou valeur basée sur le produit à de nouveaux concepts comme le "compte temps".

Il serait opportun de stimuler des structures associatives en se basant sur les nouvelles technologies (réseaux Intranet, forums de discussion, chats, newsletters...) qui permettrait d'améliorer l'échange d'opinions e d'informations tant au niveau personnel que au niveau associatif et au niveau du travail.


 

La sécurité au travail

Motion du Parti Populaire des Travailleurs du Tyrol du sud sur le thème

"Clauses de sécurité et leurs mises en place
dans les entreprises de l'UE"

Résolution du 8ème congrès de l'UETDC

26.11.2001

La sécurité et la protection de la santé sur le lieu de travail est un thème qui concerne tous les travailleurs dans l'Union Européenne. Les matières dangereuses et les structures de travail sont partout dangereux. En partant de cela, des normes minimales de part l'Europe sont proposées. Elles protègent également les entreprises, et plus particulièrement les petites et moyennes entreprises, de la concurrence déloyale à travers le dumping social.

Dans ce contexte, l'UETDC définit sa position comme suit :

  1. La notion de sécurité au travail comprend la sécurité sur le lieu de travail ainsi que la protection de la santé et de l'environnement.
  2. Le nombre d'accidents du travail encore trop élevé contraint à de plus grands efforts.
  3. Pour les entreprises, les investissements dans la sécurité au travail ne sont pas des coûts mais des économies au niveau macro- et microéconomique.
  4. Les mesures prises en entreprise qui conduisent à un succès dans la sécurité au travail doivent être récompensées par les assureurs.
  5. Les systèmes de gestion de la sécurité et de l'environnement avec un classement fixe des responsabilités sont des instruments adéquats pour mettre en place une sécurité efficace au travail.
  6. La sécurité au travail doit déjà être prise en compte lors de l'attribution de la planification et des contrats.
  7. La sécurité au travail est un processus. Elle doit s'adapter en permanence à la réalité et se développer constamment.
  8. La coordination et l'information réciproque, éventuellement la jonction des organes de contrôle et de surveillance actives dans le domaine de la sécurité au travail doivent être aspirées.
  9. Le manque de sécurité au travail est à justifier essentiellement par le manque d'informations et de sensibilisation des employeurs / supérieurs hiérarchiques et des travailleurs :
    a. Concernant les employeurs et supérieurs hiérarchiques, des mesures de formations doivent être envisagées ;
    b. La sécurité au travail doit faire partie intégrante de toute formation professionnelle.
  10. Les projets et les centres qui ont comme objectif l'échange d'expériences et le développement de la sécurité au travail dans les petites entreprises, doivent être soutenus par le service public.
  11. Le conseil aux entreprises donné par les fonctionnaires des organes de contrôle est un élément essentiel pour la motivation du respect des clauses de sécurité. Dans le cas d'un échec, des sanctions draconiennes sont à envisager. Les fonctionnaires des organes de surveillance doivent être équipés au niveau financier et du personnel (qualitativement et quantitativement : les experts sur les questions d'organisation de travail et de contraintes psychiques sur le lieu de travail).
  12. Au niveau européen, les règlements sur la sécurité au travail doivent être élaborés de façon à être exécutable. Ce qui est nécessaire est :
    a. La mise au point de normes de qualité obligatoires pour
    i. l'évaluation
    ii. le suivi de la médecine du travail
    iii. les valeurs limites pour les agents
    iv. les indicateurs pour communiquer et juger les contraintes psychiques sur le lieu de travail.
    b. La modalité exacte des droits de participation.
  13. Les normes existantes élevées doivent être maintenues et développées. Le congrès charge le Bureau et la Présidence de l'UETDC de discuter de la mise en vigueur de ces points avec les députés du groupe de travailleurs de la fraction du PPE du Parlement européen et des comités correspondants du Parti Populaire Européen.


 

La participation des travailleurs

Résolution du 8ème congrès de l´UETDC

à la réquisition des travailleurs chrétiens sociaux allemands (CSA) au sujet de la

"participation à la gestion du droit public pour tous les salariées et salariés dans l´UE"

26-11-2001

La paix sociale repose avant tout sur le Partenariat Social, c´est-à-dire sur la participation paritaire des employeurs et des syndicats dans la société et l´entreprise. La paix sociale présuppose que les droits des salariées et salariés soient protégés ; un niveau élevé de protection est par exemple nécessaire en ce qui concerne les conditions de travail et un salaire juste et équitable. Les salariées et salariés ont, en particulier, un droit à une formation complémentaire ou à une formation continue pour avoir accès au marché du travail à longue durée. Cette garantie n´incombe pas seulement aux états membres de l´UE mais aussi à la communauté. Ces derniers doivent disposer à cet effet des instruments et des attributions correspondants.

Le partenariat présuppose que chacun puisse représenter ses intérêts (même si un conflit est nécessaire). Différentes procédures se sont ainsi développées au fil du temps en Europe à cet effet. La diversité des systèmes d´insertion des salariés et le caractère spécial des systèmes de participation excluent une harmonisation générale dans ce domaine.

L´UETDC et le groupe parlementaire PPE/DE requièrent à ce sujet une intervention à l´intérieur du parlement européen pour remédier au désavantage notoire des travailleurs au niveau du droit public, par rapport à la situation économique. Les exemples en Autriche, au Luxembourg ainsi que dans les états fédérés d´Allemagne Brême et Sarre montrent que les chambres de travail représentent une bonne possibilité de remédier au désavantage des salariées et salariés.

C´est pour cette raison que l´UETDC et le groupe parlementaire PPE/DE invitent à initier dans les états fédérés dans lesquels encore aucune structure avec un objectif comparable ne fonctionne, des possibilités d´installation de chambres de travail dans les états membres de l´UE. Les structures déjà en fonctionnement ayant un objectif comparable ne sont pas touchées par cette initiative.

Les chambres de travail représentent les intérêts des travailleurs dans le domaine public (par. ex. vis-à-vis du gouvernement et des partis), offrent à leurs membres un grand choix de formations socio-politiques et professionnelles et les orientent sur les questions de droit social et de travail.

Les chambres de travail ne sont pas - comme l´ont montrées les expériences en Autriche et au Luxembourg - une concurrence pour les syndicats, mais au contraire un complément positif semblable aux organisations patronales.

 


 

L'Union Européenne des Travailleurs Démocrates-Chrétiens (UETDC) regroupe 23 organisations de travailleurs dans 15 pays d'Europe et est associée au Partie Populaire Européen (PPE).

Responsable: Luc Delanghe, Président.

 



UETDC
Union Européenne des Travailleurs Démocrates - Chrétiens
c/o PPE, Rue du Commerce / Handelsstraat 10
B-1000 Bruxelles


E-mail: UETDC

 

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