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Bruxelles,
27.11.2003
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les objectifs
de la Convention Européenne
Position
de l'UETDC concernant la CIG
Eu égard à la Conférence Intergouvernementale sur l'Avenir de l'Union
et avant le conclave des ministres, l'Union Européenne des Travailleurs
Démocrates-Chrétiens (UETDC), l'association des travailleurs du Parti
Populaire Européen (PPE), a elaboré la position suivante:
Nous
accueillons favorablement le projet ambitieux consistant à continuer
de développer l'Union Européenne en la faisant passer d'une communauté
économique forte à une communauté politique à forte tendance sociale
au moyen d'une constitution.
La
Convention Européen a préparé à cet égard un projet excellent comprenant
les trois éléments qui caractérisent une constitution : Une base se
regroupant autour de valeurs, une focalisation sur les droits du citoyen
ainsi qu'une structure claire et contrôlable des compétences des différents
organes et des différents niveaux.
L'UETDC
souligne que le texte de constitution actuel a été préparé par des députés
démocratiquement élus et est en outre soutenu par le Parlement Européen
lui-même. L'UETDC attend donc que la Conférence Intergouverne-mentale
suive cette ligne directrice. Les discussions concernant d'éventuelles
modifications ne doivent pas conduire à un recul sur la voie de l'Union
politique.
C'est
ainsi que L'UETDC soutient complètement l'objectif central fixé aux
articles I.2 (lLes valeurs de l'Union) et I.3 (Les objectifs de l'Union)
du texte de constitution actuel.
L'UETDC
considère l'acceptation de la charte des droits fondamentaux comme obligatoire.
Et elle soutient l'organisation subsidiaire de la constitution qui attribue
au dialogue social et civil une responsabilité appropriée.
Mais
c'est également sur ces points que se focalise la critique de l'UETDC,
lesquels points devraient être pris en compte en cas de modification
du texte de constitution (ces points de critique correspondent d'ailleurs
à ceux du Parlement Européen) :
- En général,
l'UETDC regrette qu'une méthode générale de vote à la majorité
(qualifiée) au Conseil avec co-décision du Parlement Européen
n'ait pas été reconnue.
- Cela apparaît
clairement et concrètement dans la politique sociale européenne :
la „cohésion sociale" évoquée dans la partie I ne trouve pas d'écho
dans la partie III avec l'organisation de possibilités d'action
correspondantes au niveau européen en ce qui concerne les questions
socio-politiques transfronta-lières; au contraire: dans une Union
plus grande, il sera plus difficile à l'avenir d'atteindre les majorités
nécessaires, même pour les questions ne relevant pas de l'unanimité.
Cela concerne par exemple la protection des travailleurs contre
le licenciement par l'employeur (article III-104.1d) tout comme
la politique d'anti-discrimination (article III-8) ; mais également
dans les domaines exclus du droit d'association et de coalition, des
salaires, des grèves et du lock-out, une coopération transfrontalière
plus grande devrait être avantageuse à l'avenir pour tous les pays
membres de l'UE.
- L'UETDC salue
tous les efforts qui sont faits pour relier les articles concernant
le marché commun et la concurrence (cf. partie III) à l'ordre économique
de l'économie sociale de marché. Cette déclaration de valeurs ne doit
pas se cantonner à la partie I, mais doit être appliquée partout dans
la partie III.
- Quatrièmement,
la charte des droits fondamentaux garantit aux citoyennes et citoyens
de l'UE des libertés et des droits fondamentaux sociaux qui sont,
par la suite, en partie affaiblis dans une forme juridiquement peu
claire et en partie contredits. Pour l'UETDC, il est clair que
les droits fondamentaux ont la priorité par rapport aux articles „normaux"
de la constitution et ne peuvent être atteints dans leur substance,
comme l'article II.52-1 le garantit expressément.
- Cinquièmement,
le dialogue social n'est pas développé plus en avant, de la
même façon que des structures claires au sein desquelles le fameux
„dialogue civil" pourrait participer à la formation de la volonté
politique ne sont pas créées. Dans ce contexte, il convient aussi
d'évoquer le Comité Economique et Social qui devrait recevoir de plus
grandes compétences pour pouvoir jouer un rôle encore plus actif dans
la prise de décision au niveau européen.
- L'UETDC salue
la possibilité expressément mentionnée selon laquelle les Etats
membres peuvent prendre des initiatives de coopération autres
que celles prescrites par les lois européennes. L'UETDC fait remarquer
qu'il s'agit ici des initiatives prises par les Etats membres ; en
ce qui concerne les initiatives de la Commission, celle-ci n'a pas
la possibilité de choisir entre cette méthode "élargie" et la voie
régulière de la législation.
- L'UETDC salue
l'ensemble des possibilités permettant d'améliorer le fonctionnement
de la démocratie représentative. Cette amélioration doit s'effectuer
avant tout en offrant la possibilité aux partenaires sociaux et organisations
non gouvernementales chargés de fonctions de représentation de participer
aux délibéra-tions concernant la réglementation européenne dans leur
domaine de compétence. L'instrument des initia-tives des citoyens
exige une amélioration conséquente de la transparence des voies de
décision, une répartition claire des responsabilités ainsi qu'une
large information en ce qui concerne les questions de fond correspondantes.
- Le traité constitutionnel
ne prévoit aucun droit pour les régions munies de compétences législatives
- régions composées pour l'essentiel de peuples et de nations sans
structure étatique propre -, excepté le droit exclusif de s'adresser
directement à la Cour de Justice des Communautés Européennes.
La nouvelle constitution européenne devrait accorder aux régions le
droit de créer des relations trans-frontalières en matière de coopération
sociale, économique et administrative.
Enfin, l'UETDC salue les „clauses d'ouvertures" expressément prévues,
clauses qui ont pour objectif une coordination plus grande des politiques
des Etats membres de l'UE. L'UETDC est d'avis que les processus appropriés
à cet effet doivent être développés (par exemple en tenant compte de
la lutte contre la pauvreté convenue lors du processus de Lisbonne).

L'Union
Européenne des Travailleurs Démocrates-Chrétiens (UETDC) regroupe 23
organisations de travailleurs dans 15 pays d'Europe et est associée
au Partie Populaire Européen (PPE).
Responsable: Christoph
Weisskirchen, Secrétaire Général (suivant un décision
du bureau)

UETDC
Union Européenne des Travailleurs
Démocrates - Chrétiens
c/o PPE, Rue du Commerce / Handelsstraat 10
B-1000 Bruxelles
E-mail: UETDC
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